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La plus vivante des encyclopédies universelles


L


LALAU Maurice (né en 1881) Actif : 1934

Maurice Lalau, né à Paris, a été un collaborateur occasionnel de L’Illustration. Après avoir suivi les cours de Laurens et de Benjamin Constant, il est devenu graveur sur bois et lithographe. On lui doit la réalisation d’affiches et l’illustration de nombreux ouvrages publiés par Hachette, Boivin, Garnier ou Calmann-Lévy. Il est aussi l’inventeur d’un procédé d’impression typographique en couleur, la graphichromie, qui n’eut apparemment qu’une utilisation très limitée. Pour L’Illustration, il a illustré "Le printemps sous l’orage d’André Corthis" (1934) et "Au fond du temple hindou" en 1937. Maurice Lalau a également publié des dessins dans Lectures pour tous.

Date de disparition non connue mais postérieure à 1950.

LAMBERT Maurice de (09/02/1873-1952) Actif : 1893-1901

Peintre, dessinateur et graveur, Maurice de Lambert est né à Paris. Il a été l’élève de Gustave Moreau et de Rochegrosse. Il a exposé ses œuvres au Salon d’automne et a collaboré épisodiquement à L’Illustration. On lui doit les couvertures de plusieurs numéros de Noël, dont celle de 1894, gravée par Ducourtioux et Huillard, "La danse". On y voit Salomé dansant, avec la tête de Saint Jean à ses pieds. Dans le même numéro, on trouve "L’enfant Jésus présenté aux rois mages". Il a aussi réalisé en 1896 un projet de couverture pour le numéro de Noël, une gouache sur bristol. Gravée par Angerer et Göschl, elle sera finalement publiée dans celui de Noël 1901. Comme nombre ses pairs, il a collaboré à d’autres revues : Le Journal pour Tous, La revue théâtrale et le quotidien national Le Matin. Maurice de Lambert était un artiste éclectique, entre la réalisation de décors pour des cabarets de Montmartre, les dessins de vignettes pour l’éditeur Bernard Grasset et les portraits de vedettes du théâtre de la Belle Epoque. Il était aussi un habitué des grands salons français et étrangers.
Couverture du numéro de Noël 1894, par Lambert.
Couverture du numéro de Noël 1894, par Lambert.

LANOS Henri. Actif : 1886-1916

Couverture du conte Les Mille et une nuits par Lanos, 1922.
Couverture du conte Les Mille et une nuits par Lanos, 1922.
Sociétaire des artistes français dès 1886, cet aquarelliste et illustrateur s’était d’abord fait connaître par ses caricatures confiées à divers journaux et par ses dessins pour des albums d’enfants, parmi lesquels L’alphabet de la guerre publié par la librairie Hachette. De 1887 à 1903, il donne à L’Illustration de nombreux dessins portant sur l’actualité générale. Parmi ses toutes premières contributions, figurent "Pierrot assassin de sa femme" (26 mars) et une représentation de la mobilisation, avec un wagon de montagnards dirigés sur Montauban (10 septembre 1887). En mars 1888 (n° 2349), il donne une série de dessins sur « Les travaux de la tour Eiffel ». On trouve ses ultimes dessins dans les numéros de la grande guerre, sa collaboration ayant apparemment cessé en 1916. Il a aussi donné des dessins à La caricature, entre 1887 et 1889.

Dates de naissance et de décès non connues.

LATOUR Alfred (28/08/1888-1964)

Alfred Latour, né à Paris, est d’abord un peintre paysagiste formé par Auguste Lepère. Il est aussi un illustrateur, graveur d’ex-libris, en même temps qu’il a créé des vignettes pour le fondeur Deberny et Peignot. Ses talents seront récompensés en 1925 par un grand prix à l’exposition des Arts décoratifs de Paris en 1925. Ses gravures ont illustré de très nombreux ouvrages destinés le plus souvent à un public de bibliophiles avertis. On trouve, pêle-mêle des textes de Blaise Cendrars, Charles Baudelaire, Edgar Poe, Paul Claudel, Stéphane Mallarmé ou Pétrarque et Marc Aurèle. L’Illustration a reproduit plusieurs de ses œuvres. Alfred Latour est décédé en mars 1964 à Eygalière.

LAURENS Jules (1825-1901) Actif : 1848-1882

Jules Laurens, né à Carpentras, a débuté au Salon de Paris en 1842, un an avant la fondation de L’Illustration. Il entreprend ensuite un voyage de quatre ans, à travers la Perse, au cours duquel son compagnon, Hommaire de Hell meurt à Ispahan en 1848. De retour en France, Jules Laurens publie dans L’Illustration le récit de ce voyage accompagné d’une suite d’illustrations. On retrouve sa signature dans les colonnes de l’hebdomadaire jusqu’en 1882. Il est aussi considéré comme un des maîtres de la lithographie française, ce qui l’a conduit à présider, à deux reprises, au jury du Salon, la section de la gravure et de lithographie. Jules Laurens est décédé à Saint-Didier (Vaucluse) en mai 1901.

LEANDRE Charles (1862-1934) Actif : 1898

Le nouveau jeu, vision de Leandre du de la comédie, du théâtre et de l'opéra, 1897.
Le nouveau jeu, vision de Leandre du de la comédie, du théâtre et de l'opéra, 1897.
Charles Léandre, né en 1862 dans l’Orne, a été élève de Cabanel. Il figure parmi les fondateurs de la Société des humoristes et il expose dans différents salons à compter de 1887. Ses portraits et ses caricatures lui ouvrent les portes de nombreuses publications comme L’Assiette au beurre, le Journal amusant, la Grosse caisse ou Le rire. Il donne aussi des illustrations au Figaro et à L’Illustration. Sa signature figure dans le numéro de Noël 1898, avec deux hors-texte en couleur sur le théâtre : "La loge où l’on s’amuse" et "La loge où l’on s’ennuie".

LEBRETON Louis (1818-1866) Actif : 1845-1856

Louis Lebreton, fils de médecin, avait fait des études de médecine, qui l’avaient conduit à devenir interne de l’école de médecine navale de Brest. C’est ce qui lui vaut, à 19 ans, d’embarquer avec Dumont d’Urville, sur l’Astrolabe, pour accomplir un périple de 3 ans, entre pôle sud et Océanie. Il devait y réaliser ses tout premiers croquis, d’abord en simple amateur, puis comme dessinateur de l’expédition, à la suite de la mort de Goupil, le dessinateur en titre. A son retour à Toulon, en 1840, il est nommé dessinateur au dépôt de la marine. En 1843, il travaille à nouveau avec Dumont d’Urville au dépôt des cartes et plans, afin de l’épauler pour la publication de Voyage au Pôle Sud et dans l’Océanie, sur les corvettes l’Astrolabe et la Zélée. A l’issue d’une nouvelle mission en 1844-1845 dans l’Océan indien, il abandonne définitivement la chirurgie de marine pour se consacrer à la peinture et à l’illustration de la marine et des événements maritimes. Résidant alors à Paris, où il est employé comme dessinateur de cartes et plans de la marine, il fréquente assidûment les ports français, notamment Le havre, Lorient, Brest, Bordeaux ou Toulon. Il livre de nombreux dessins à L’Illustration. Lebreton est réputé pour le souci extrême qu’il portait au détail dans la réalisation de ses dessins et lithographies.

LEFEBURE René (1888-1941) Actif : 1926-1941

René Lefébure avait effectué un stage dans un cabinet d’architecture en Amérique du sud, entre 1908 et 1913. Mobilisé en 1914, il est fait prisonnier et partage sa captivité avec Louis Baschet. Pendant ces quatre années, il prend une part active au soutien du moral des prisonniers en participant à la création des décors de différentes pièces de théâtre. La paix revenue, il reprend des études de dessin décoratif et industriel, avant de rejoindre L’Illustration en 1926 : « Auxiliaire précieux de nos services artistiques, c’est à lui qu’incombait le soin de réaliser les délicats montages de nos numéros de Noël, d’imaginer et d’établir les projets et les maquettes de nos revues, de nos albums, de nos ouvrages », lit-on dans L’Illustration du 18 octobre 1941, quelques jours après sa disparition. Il occupera les fonctions de chef de l’atelier de dessin.

On lui doit de nombreuses maquettes pour les numéros spéciaux, à commencer par ceux de Noël. Outre l’imprimerie de Bobigny, René Lefébure a collaboré aux différentes transformations du siège de la rue Saint-Georges, aux extensions des papeteries de Savoie et de l’imprimerie de Saint-Mandé. C’est également lui qui avait conçu les plans des premières maisons destinées à loger le personnel de l’imprimerie de Bobigny. Plusieurs d’entre elles ont été édifiées à la fin des années 1930. Elles ont disparu au moment de l'urbanisation du quartier du Pont-de-Pierre. Le nom de René Lefébure fut gravé au pied de la tour de L’Illustration.
Couverture du numéro sur le paquebot Le Normandie, 1935.
Couverture du numéro sur le paquebot Le Normandie, 1935.

LEFMAN Ferdinand. Graveur. Actif : 1849-1882

Ferdinand Lefman a fait partie de l’équipe des graveurs sur bois de L’Illustration, entre 1849 et 1882. Il a également pratiqué l’eau-forte.

Dates de naissance et de décès non connues.

LEFORT Jean. Actif : 1914-1918

Peintre de formation, Jean Lefort était devenu avant la Grande guerre un des portraitistes favoris de « l’aristocratie parisienne ». 14-18 lui permet d’exalter le courage des soldats en donnant à L’Illustration des compositions telles que "Poste de secours au bas de l’éperon Mathis" ou "Retour des tranchées d’un bataillon de chasseurs" (août 1916). On lui doit aussi "Tombes des camarades" (novembre 1916). Après guerre, Jean Lefort a illustré le roman de Roland Dorgelès, Les croix de bois.

LELOIR Maurice (1851-1940) Actif : 1885 et 1940

Fils d’un peintre religieux, Auguste Leloir, et d’une aquarelliste, Héloïse Colin, Maurice Leloir est né à Paris . Il se fait connaître en exposant des aquarelles et des eaux-fortes au Salon des artistes français. A l’occasion du 83ème anniversaire de Victor Hugo, la une de L’Illustration du 28 février 1883, s’orne d’un de ses dessins allégoriques. Maurice Leloir, qui a illustré de nombreux ouvrages, est décédé à Paris le 7 octobre 1940.

LELONG René (1871-1938) Actif : 1898-1926

Dessinateur et sociétaire des Artistes français dès 1898, René Lelong est né à Arrou, dans l’Eure-et-Loir. Il a collaboré à L’Illustration entre 1898 et 1926. Il a illustré une vingtaine d’ouvrages entre Le journal de Marguerite Plantin, en 1900 et Les vrilles de la vigne, de Colette, en 1930.
Grand tourisme en automobile sur les routes de l'Europe centrale, 1922
Grand tourisme en automobile sur les routes de l'Europe centrale, 1922

LEMAISTRE Alexis Actif : 1873-1892

Alexis Lemaistre, dessinateur et peintre, a été formé dans l’atelier de Bonnat. En 1873, il expose pour la première fois au Salon et, en 1889, il est médaillé de bronze à l’exposition universelle. Sa collaboration à L’Illustration s’étale entre 1873 et 1892, sous Auguste et Lucien Marc. En février 1888, dans les numéros 2.347 et 2.348, il donne une série de croquis d’audience, dont une double page, à propos de « L’affaire des décorations » qui avait poussé Jules Grévy à la démission de la présidence de la république. En mai 1888, dans le n°2.359, il dévoile par le texte, accompagné d’une série de 16 dessins, « Les coulisses du Salon ». En juin de la même année (n°2.366), il récidivera avec un autre article sur le même thème, accompagné de 5 dessins gravés par Tilly. Toujours dans la veine artistique, il rédige et illustre un article sur « L’Ecole des beaux-arts » (n°2.370 et 2.371), avec ses différents aspects traduits par une vingtaine de dessins ("La leçon d’anatomie", "La pose de l’antique", "Le modèle", "L’entrée du nouveau"). En octobre 1890, il s’intéresse aux "Examens de l’Hôtel de ville", signant à la fois articles et dessins (18 et 25 octobre). En 1892, il illustre un article sur "L’école centrale" (n°2.555).

Dates de naissance et de décès non connues.

LENOIR Marcel (OURY Jules, dit) (1872-1931)

Le peintre et affichiste Marcel Lenoir (Jules Oury pour l’état civil), est né en mai 1872 à Montauban. Il a été un collaborateur très occasionnel de L’Illustration. A la fois graveur, lithographe et créateur d’enluminures, il a également peint de vastes fresques à thème religieux. Outre L’Illustration, il a collaboré au Courrier français, à l’Estampe moderne et à Art et décoration.

Marcel Lenoir est décédé en septembre 1931.

LEPAPE Georges (26/06/1887-15/02/1971)

Si le nom de Georges Lepape est souvent attaché à l’illustration de mode, l’artiste, né à Paris 1887, est aussi un peintre, un décorateur et un affichiste. Formé aux Beaux Arts par Humbert, il se fait connaître dans différents Salons et c’est le couturier Paul Poiret qui lui conseille de pousser un peu plus loin l’aspect « japonisant » de ses œuvres. Tout en dessinant des affiches pour les grands magasins parisiens ou pour des marques réputées de parfums ou d’automobiles, il réalise des costumes et des décors pour le théâtre. Durant un demi siècle, ses illustrations orneront des ouvrages bibliophiliques, après un premier album publié en 1911, Les choses de Paul Poiret, vues par Georges Lepape. On ne s’étonnera pas de retrouver sa signature dans des publications telles que Femina, Excelsior Mode, la Gazette du bon ton, le Jardin des Modes, Vanity Fair et L’Illustration dont il a été un collaborateur épisodique. Plus surprenante est sa collaboration à La baïonnette et au Crapouillot de Jean Galtier-Boissière.

LEPERE Auguste (30/11/1849-20/11/1918) Actif : 1886-1889

Auguste Lepère est d’abord un graveur sur bois, né à Paris. Il a été initié à la gravure par Smeeton et, tout en peignant des tableaux qu’il expose au Salon dès 1870, il entre au Monde Illustré. Il en dirigera l’atelier de gravure pendant une quinzaine d’années, entre 1875 et 1890. Un moment surpris par le style de Lepère, les lecteurs du Monde illustré se feront très vite à la touche nouvelle qu’il apporte dans la gravure. Selon les spécialistes, cités par le Dictionnaire des illustrateurs de Marcus Osterwalder (éd. Ides et Calendes, Tome I), « l’atelier qu’il dirigea pour le Monde illustré fit des prouesse et l’on peut considérer la collection des années 1875-1890 comme le répertoire le plus brillant de la gravure sur bois pendant quinze ans à Paris ».

Auguste Lepère qui a illustré des livres de Balzac, de Huysmans ou de Maupassant, a également collaboré à diverses revues dont La revue illustrée de Ludovic Baschet, Le Magasin pittoresque et L’Illustration. En 1886, on trouve sa signature au bas de gravures sur "La Cochinchine : la navigation sur le Mékong". Il a aussi illustré un article sur" La France aux îles Comores" (13 mars 1886). Le 7 mai 1887, une double page est consacrée au port du havre, "L’avant-port et le musée". "Sortie d’un transatlantique".

Pendant la Première Guerre mondiale, Auguste Lepère a gravé les portraits des généraux français illustrant l’histoire de la guerre de 1914-1918 de Hanoteaux. Auguste Lepère est décédé à Domme, en Dordogne.

LE RIVEREND et DOCHY Graveurs sur bois. Actif : vers 1880-1890

Le Rivérend a appartenu aux équipes de graveurs sur bois de L’Illustration, dans les années 1880-1890, faisant souvent équipe avec le graveur Dochy, d’où la signature Le Rivérend Dochy qui apparaissait au bas des gravures.

Dates de naissance et de décès non connues.

LEROUX Georges Paul (03/08/1877-18/02/1957) Actif : vers 1914-1940

Georges Paul Leroux, naît à Paris. Après des études à l’Ecole des Arts décoratifs, il a été formé par le peintre Léon Bonnat, à l’école nationale des Beaux-Arts. En 1904, il obtient un second prix de Rome. Un prix, dont il finira par être lauréat, l’année suivante. Il a alors 29 ans. A partir de 1911, il est classé « hors concours » au Salon et l’essentiel de son œuvre est alors composée de paysages. Lorsque la Grande guerre éclate, L’Illustration en fait un de ses « correspondants de guerre ». Devenu peintre de la Manufacture nationale de Beauvais en 1933, il a travaillé pour des commandes officielles, réalisant de grandes fresques pour les paquebots et pour les théâtres. On lui doit ainsi le « 1918 » ornant la salle de fêtes de l’institut de la chimie. En 1937, lors de l’exposition universelle, on fera appel à lui, en collaboration avec l’architecte Tournon. Georges Leroux s’adonne aussi à la peinture des paysages méridionaux, de l’Italie et de la Provence.
On retrouve sa signature dans l’hebdomadaire de René Baschet pendant les années 1930, avec l’illustration de "L’avoué disparu" de G. Birmingham (1933), de "La double escapade" (1938) et de "Châteaux en Limousin" de Marcelle Tinayre (1934). Il a aussi donné des dessins pour "L’enfant du pays de Gaston Chérau", publié dans La Petite Illustration en 1932. Membre de l’Académie des Beaux-Arts depuis cette même année, il était aussi professeur à l’Ecole polytechnique.

LETELLIER E. Actif : 1881-1891

Letellier a collaboré occasionnellement à L’Illustration dans les années 1880-1890. On trouve ainsi sa signature dans le numéro du 21 février 1891 ("Les fêtes de l’hiver à Paris").

LEVEN P. Actif : vers 1914

Dessinateur à L’Illustration, son nom est souvent associé à celui de Lemonier au bas de dessins publiés pendant la Grande guerre.

Dates de naissance et de décès non connues.

LEWIS-BROWN John. Actif : 1887

Dans son numéro du 11 juin 1887, L’Illustration a publié deux dessins en pleines pages d’après nature de John Lewis-Brown, gravés par Bellanger. On y voit Monarque, vainqueur du derby de Chantilly et Ténébreuse, vainqueur du grand prix de Paris.

Dates de naissance et de décès non connues.

LINSE J. Actif : 1887

J. Linse a publié une série de trois dessins dans L’Illustration du 5 novembre 1887 sur « Les pompes funèbres en Hollande ».

LOEVY Edouard (1857-1911) Actif : 1890-1900

Peintre et dessinateur polonais, né à Varsovie en 1857, Edouard Loevy a fait ses études à Saint-Pétersbourg et à Munich, avant de s’installer à Paris. Sociétaire des Artistes français, il a réalisé des milliers de dessins, notamment des portraits, pour l’encyclopédie Larousse. Ses dessins sont parus dans L’Illustration dans les années 1890.

LONLAY Dick de (1846-1893) Actif : 1885-1887

Dick de Lonlay est le pseudonyme de Georges Hardouin, né à Saint-Malo. Esprit aventureux, il participe à diverses campagnes militaires dont il rapporte des dessins : la guerre entre la Russie et la Turquie, la conquête de la Tunisie. En août 1885, L’Illustration en fait son envoyé spécial en Egypte, à Port-Saïd. Il y rejoint le navire le Bayard, chargé de ramener en France les restes de l’Amiral Courbet. Dans les numéros des 29 août et 5 septembre 1885, L’Illustration publie le très long récit de Dick de Lonlay, accompagné d’illustrations en pleine page ("Les invités se rendent à bord du Bayard pour la cérémonie religieuse" et "Messe célébrée à bord du Bayard"). En septembre 1887, il est chargé de couvrir « l’expérience de mobilisation » du 17ème corps d’armée. Le numéro du 10 septembre compte ainsi deux dessins pleine page et un dessin en double page ("Le premier convoi du 10 ème régiment de dragons embarquant à Montauban"). Auteur de nombreux récits de guerre qu’il illustre lui-même, Dick de Lonlay a été également rédacteur en chef du journal Le Drapeau, de 1889 à 1893.

Il est décédé à Moscou le 25 septembre 1893.

LORSAY Eustache (23/06/1822-1871)

Eustache Lorsay, né à Paris, a été l’élève de Monvoisin. D’abord illustrateur de romans populaires, il est aussi portraitiste et il a exposé au Salon de 1847 à 1859. Il signe quelquefois ses dessins du pseudonyme de Lampsonius. Outre des illustrations pour des œuvres de Victor Hugo, d’Eugène Sue ou de Molière, il a collaboré à L’Illustration et à plusieurs revues illustrées en France (Le Journal amusant, le Journal des voyages) ou à l’étranger (The illustrated Times). Il est décédé en 1871.

Jean Paul Perrin